Kaléidoscope de Marie Caillet

Un vent de mélancolie et de poésie souffle dans le livre Kaléidoscope de Marie Caillet, aux éditions Castelmore, vous laisserez-vous emporter ?

Partie I : À la découverte du roman

> La couverture

La couverture est en parfaite harmonie avec le monde créé par Marie Caillet. Elle permet de nous représenter facilement les décors se cachant derrière le kaléidoscope. Sans avoir lu le livre, nous sentons qu’un univers original risque de s’ouvrir à nous.

> Description narrative

Le genre du livre est de la Fantasy. Nous sommes plus précisément dans de la low fantasy. La low fantasy est un sous-genre dans lequel les personnages peuvent voyager de notre monde contemporain à un autre totalement imaginaire grâce à un objet (armoire, boîte à musique, kaléidoscope…).

Nous sommes au point de vue interne, c’est-à-dire que le sujet est « je ». Nous suivons la vie douloureuse de la jeune Naomi.

> Résumé

Alors que Naomi vit désormais en Bourgogne avec sa sœur, sa mère et son nouveau compagnon, la jeune fille doit subir une épreuve encore plus douloureuse : la rentrée scolaire dans une nouvelle école. Entre le harcèlement vécu l’année passée et sa timidité, Naomi devra apprendre à faire face à ses peurs pour surmonter les obstacles et s’intégrer à ses camarades. Malheureusement, les barrières de Naomi sont solides et le comportement et les moqueries des autres ne font rien pour l’aider.

Jusqu’au jour où sa grand-mère lui lègue un étrange kaléidoscope dont il manque les paillettes. À quoi sert-il ? Et pourquoi sa grand-mère lui demande-t-elle de garder son existence secrète ? En acceptant ce présent, la jeune fille est loin de s’imaginer les possibilités infinies se cachant derrière.

Un monde merveilleux l’attend et avec lui la confiance qui manque tant à Naomi.

Partie II : Mon Avis

Points positifs

> Le récit

Le résumé de l’éditeur ne rend pas justice à ce roman. Il est question de thèmes forts tels que le harcèlement scolaire, le rejet des autres, les difficultés à s’intégrer, le manque de confiance en soi, le jugement, le divorce… tant de sujets de sociétés difficiles à aborder. Mais en seulement quatre-vingts pages, Marie Caillet réussit avec brio à exprimer les pensées et les angoisses de Naomi face aux différentes situations vécues. L’auteure n’a pas rendu son récit stéréotypé ou incohérent avec la réalité de certains enfants ou adultes. Marie Caillet a dû vivre de près ou de loin les propos mis en évidence.

La plume de l’écrivain est délicate. Entre douceur et fluidité, nous nous laissons transporter dans un univers mélancolique et poétique. Ces deux aspects sont d’autant plus accentués par le fait que les sujets de la société sont imbriqués à une touche de fantasy en arrière-plan. Ensemble, ils donnent un savoureux mélange. Ce monde ambivalent entre paysages inquiétants et paysages féeriques représente vraiment bien l’héroïne. Nous voyageons en des terres inexplorées, en se demandant où s’arrête la limite entre le réel et l’irréel.

La fin nous laisse songeur. Est-il possible qu’une suite voit le jour ? Nous avons un sentiment d’inachevé. L’auteure a tous les ingrédients pour explorer davantage son univers et nous permettre de franchir de nouveaux horizons en compagnies de notre héroïne.

> Les personnages

Naomi est une jeune fille mélancolique dont la vie lui a laissé de nombreuses cicatrices. Nous sommes touchés par cette héroïne en souffrance. Les autres sont devenus de véritables obstacles qu’elle n’arrive pas à franchir. Son tempérament solitaire n’est qu’un bouclier afin d’éviter de subir de nouvelles blessures. Naomi nous oblige à nous poser des questions et à comprendre les raisonnements dans la tête de la personne concernée. Comment réapprendre à s’ouvrir lorsque l’on a subi du harcèlement ? Pourquoi certaines personnes nous rejettent-elles ? Comment s’intégrer à un groupe d’inconnu ? Comment faire pour supporter les moqueries ? Nous nous rendons compte que de fuir la société dans l’optique de ne pas souffrir n’est pas la solution. La solution est de s’accepter et de s’assumer tel que l’on est comme on est.

Ce récit comporte peu de personnages mais, à mon sens, il n’est pas nécessaire qu’un nombre plus important de protagonistes soit présent. Chacun apporte une morale à l’histoire et tente du mieux qu’il le peut de vivre les différentes situations et les changements que la vie a mis en place.

En avançant dans la lecture, nous constatons que presque tous cachent leur véritable personnalité derrière un masque, soit dans l’optique de se faire aimer par les autres, soit comme pour Naomi de fuir la réalité pour s’empêcher des souffrances.

Points négatifs

> Le récit

Comme écrit précédemment, si ce livre est à tirage unique, il aurait été agréable de lire quelques pages de plus pour avoir une fin nous laissant moins d’interrogations.

> Les personnages

Si Naomi est très bien travaillée et exploitée, il aurait été intéressant d’en apprendre plus sur les autres personnages en creusant leurs passés ou leurs personnalités. Cependant, tout dépend si ce roman est un one shot ou non, s’il ne l’est pas, cela explique le pourquoi.

Conclusion

Mélancolie et poésie sont les maîtres mots de ce roman empreint de magie. Un voyage sous le signe de la douceur et de la délicatesse. Nous nous laissons emporter par des sujets forts tels que le harcèlement scolaire, le rejet des autres, la difficulté à s’intégrer, le divorce… et la touche de fantasy subtilement dosée. L’ensemble crée un savoureux mélange et nous remet en question. Un livre à mettre entre toutes les mains de sept à soixante-dix-sept ans car les violences psychologiques n’ont pas d’âges et de frontières.

Note > qualité narrative

° Le récit :

Si ce roman est one shot : 4,5/5

Si une suite est prévue : 5/5

° Les personnages :

Si ce roman est un one shot : 4,5/5

Si une suite est prévue : 5/5

° La plume : 5/5

Note > ressenti personnel

Un excellent moment de lecture.

Citations tirées du livre

Quand le raz-de-marée clapote au bord de mes paupières, enfin apaisé, une éternité semble s’être écoulée. Je m’essuie le nez sur ma manche, honteuse. – Désolée… – Tout le monde pleure. Ce n’est ni honteux ni grave.

« Un livre est comme un jardin que l’on porte dans sa poche. »

2 commentaires sur “Kaléidoscope de Marie Caillet

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    1. Bonsoir Léna Bubi !👋🏻

      Merci beaucoup !☺️ Je suis contente de savoir que tu as passé un agréable moment à la lecture de ma chronique !☺️

      N’hésite vraiment pas à lire ce livre si tu en as l’occasion. Malgré des sujets forts, l’univers mélancolique est poétique, basculant entre réel et irréel. Une petite douceur. J’espère qu’il te plaira autant qu’à moi.😊

      Merci de ton passage sur mon blog.😊

      Bonne lecture !📚

      J'aime

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