Terre d’Ombre, tome 1 : Messagère de V. I. Prates

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Les ombres n’ont jamais été aussi proches. Ils sont un signe, un appel… La mort rôde et peut surgir à tout instant. Saurez-vous y faire face dans Terre d’Ombre, tome I : Messagère de V. I. Prates, aux éditions Rebelle Éditions ?

Je remercie Rebelle Éditions pour cet envoi et leur confiance.

Partie I : À la découverte du roman

> La couverture

Bien qu’agréable à regarder et en harmonie avec l’atmosphère sombre du roman, elle semble, selon moi, peu en accord avec l’univers moyenâgeux créé par l’écrivain. Ce sentiment est du en particulier par la tenue portée par la jeune femme. Toutefois, les voiles et la couleur peuvent faire penser aux ombres entourant l’héroïne.

> Description narrative

Le genre de ce roman est la Fantasy. Nous évoluons plus précisément dans de la high fantasy mêlée à de la fantasy médiévale. La high fantasy est un sous-genre dans lequel l’univers est totalement fictif et n’a aucun lien direct ou indirect avec notre monde contemporain. Quant au sous-genre de la fantasy médiévale, les décors et les mœurs s’inspirent tout droit de l’époque du Moyen-Âge.

Le récit est au point de vue interne, c’est-à-dire que le sujet utilisé est « je ». Nous suivons les aventures et péripéties de Lake.

> Résumé

L’heure est venue pour Lake, jeune guérisseuse, de se marier au fils du chef de son clan, le beau et séduisant Lihem. Mais ce qui devait être une journée sous le signe de l’amour et de la joie se transforme vite en cauchemar.

Alors qu’elle découvre avec souffrance son premier ébat amoureux, des ombres dansent autour d’elle et le jeune homme meurt sous ses yeux. Sans hésitation, le chef du clan accuse Lake de l’avoir tué. L’a-t-elle assassiné accidentellement ou une force plus sombre et maléfique en est la cause ?

Lake n’a d’autres choix que de quitter la tribu. Si elle veut découvrir la vérité et survivre, elle devra faire preuve de courage et apprendre à déjouer les complots mis sur son chemin car la mort rôde et avec elle de terribles secrets…

Partie II : Mon Avis

Points positifs

> Le récit

Une plume agréable à suivre et un texte très bien écrit. L’histoire est bien ficelée et nous révèle un monde avec ses propres règles et croyances, mêlant l’époque du Moyen-Âge et certains attraits de la Rome Antique. Chacun a parfaitement sa place et il est difficile pour quelques personnages de sortir du carcan dans lequel ils ont été placés par la société. L’atmosphère sombre présente du début jusqu’à la fin, créé un sentiment d’insécurité comme si le mal pouvait jaillir de n’importe où et n’importe quand. Si cet attrait peu plus ou moins plaire, il n’en reste pas moins en parfaite harmonie avec les capacités de l’héroïne. Il serait étonnant pour le lecteur d’avoir quelque chose de plus léger.

Ce premier volume est introducteur. V. I. Prates a très bien posé l’univers, que ce soit au niveau des décors, des paysages, des personnages ou encore des intrigues jalonnant le parcours de Lake faisant de la ville de Ceslaw, la capitale de la duperie par excellence. Malgré ceci, le roman n’est pas monotone, l’écrivain y incorpore des rebondissements, du suspens et des interrogations, afin de nous tenir en haleine. L’action n’est pas prédominante mais elle trouve sa place au fil des mots. L’auteure nous transporte également au fur et à mesure dans de nouveaux horizons. Ce livre est en voyage en des terres parfois hostiles, parfois dangereuses par les intrigues des habitants ou en des terres de repos dévoilant ses multiples trésors. Les endroits visités ne se ressemblent pas et nous permettent de découvrir toute la richesse du monde de Lake.

La révélation de la fin et le retournement de situation des deux dernières pages sont de véritables surprises. V. I. Prates a su nous surprendre grâce au fait de n’avoir laissé aucun indice sur ces choix narratifs. Selon moi, ce sont les gros points forts de ce tome. Le rebondissement final attise notre curiosité et laisse présager une suite riche en péripéties et en confidence. Une fin réussie nous donnant envie de lire la suite.

> Les personnages

Il est plaisant que la narration soit racontée par une Lake plus âgée, annotant donc son histoire de commentaires sur ces erreurs et ses découvertes passées. V. I. Prates a voulu que le lecteur suive l’évolution de son passage à l’adolescence à celui d’adulte.

L’héroïne est un personnage intéressant à suivre. Elle grandit mentalement petit à petit. Elle prend conscience de la réalité des Hommes et de leur machination. Elle perd en naïveté sans l’avoir demandé et est emmenée malgré elle à vivre des situations brutales et marquantes. Les capacités de Lake sont un véritable mystère mais la conduisent sur un chemin fait d’apprentissage, notamment sur la signification de « ne pas se fier aux apparences ».

Chaque protagoniste gravitant autour de Lake a un caractère propre. Certains sont affables, d’autres mystérieux, chaleureux ou ambivalent entre le bien et le mal… Nous rencontrons des individus de tous âges enrichissant ainsi l’univers de façons de voir différentes en fonction du vécu.

La figure paternelle mise sous les traits de Domitian et Bô nous permet de nous attacher à eux et de se sentir en sécurité en leur présence. Ils sont un appui solide. Domitian peut faire penser à Merlin l’enchanteur dans le dessin animé Disney. Sentiment d’autant plus accentué avec son lieu de vie où le désordre mêlant livres et autres objets hétéroclites est roi. Il ne manque plus qu’un hibou et le tour est joué.

Points négatifs

> Le récit

Bien qu’il soit important de poser correctement l’univers pour la suite des aventures de Lake, cette construction semble un peu longue. Il faut attendre presque la fin pour avoir des informations sur les dons de la jeune femme, en sachant que ses possibilités sont la cause de ses tourments. Selon moi, sans toucher au travail effectué, il aurait été préférable de donner des réponses plus tôt, soit d’une manière hasardeuse, soit par une rencontre par exemple.

Le paragraphe suivant n’est pas à prendre comme des éléments négatifs. Il repose uniquement sur un ressenti que je souhaitais partager.

J’ai passé un bon moment, malheureusement, je n’ai pas réussi à être totalement transportée. Je ne saurais dire pourquoi car excepté le point cité ci-dessus, ce livre est très bien construit à tous les niveaux. En vérité, si la fin ne m’avait pas autant intrigué, emballé et surpris, je ne sais pas si j’aurais ajouté les deux derniers volumes dans ma liste de souhait.

> Les personnages

À mon sens, aucun point négatif n’est visible concernant les protagonistes.

Conclusion

Un premier volume introducteur réussi. V. I. Prates nous révèle un univers très bien construit que ce soit au niveau des décors, de l’intrigue et des personnages. Nous évoluons dans un monde fait de manigances et de duperies dans lequel il est impossible d’en sortir indemne. Voyages dans des paysages lointains ou mystères dans des rues sordides, l’atmosphère sombre du roman nous offre de nombreuses interrogations et des retournements de situation intéressants. Un livre laissant présager une suite riche en révélations.

Note > qualité narrative

Le récit : 4,5/5

Les personnages : 5/5

La plume : 5/5

Note > ressenti personnel

Un bon moment de lecture.

Citations tirées du livre

– Ce que tu vas faire ? Tellement de chemins s’offrent à toi, Lake. Ce n’est pas parce qu’on te ferme une porte qu’il n’en existe pas des milliers d’autres. Je sais que tu ne le conçois pas de cette façon, mais tu verras que rien ne s’achève, à cet instant, tout commence.

– L’inconnu fait peur, me souffla Bô dans mon dos, tandis que mes yeux restaient figés sur le ciel. Mais tu verras, de multiples voies s’ouvrent à toi.

– […] Mais enfin, vous rendez vous compte qu’hier, Ematia était en train d’expliquer à son apprenti le concept du symbolisme, et vous savez ce qu’il a dit ? – Non, marmonna Domitian en continuant à regarder sa fiole. – Que le symbolisme, c’était quand on marchait la nuit en dormant.

– […] Nous ne mourrons pas de faim, c’est sûr, mais je suis certain que nous gagnerions davantage à cohabiter avec nos voisins des autres terres. Les coutumes, les traditions, et la manière de vivre sont différentes, mais nous pourrions aisément partager nos croyances et nos savoirs, cela ne ferait que nous enrichir. S’isoler du reste du monde restreindra le champ des possibilités ainsi que celui des connaissances.

Lorsqu’on est en paix avec nous-mêmes et notre passé, et que l’on ne craint plus le futur, cette force incomparable se met alors à grandir en nous, se transformant en calme inexorable et alors le monde extérieur n’a plus aucune emprise sur nous.

Il est vrai que par ses multiples coups, la vie nous endurcit.

Certaines fois, il n’y a tout simplement rien à comprendre. Les choses arrivent, voilà tout, et se débattre avec toute la force du désespoir ne résout rien, bien au contraire. Je pense que cela ne fait que nous paralyser, nous empêchant d’agir au mieux.

Il est vrai que le corps et l’esprit se forgent avec l’expérience, je n’avais jamais été aussi consciente de cela.

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