Le Royaume d’Eisah, tome 1 : La stèle du destin de Mélanie Gaujon

Récompensé par le prix de l’imaginaire 2018 à Nouvelles Plumes, découvrez le premier roman écrit par Mélanie Gaujon, Le Royaume d’Esiah, tome 1 : La Stèle du destin.

Partie I : À la découverte du livre

> La couverture

Cette couverture est en parfaite harmonie avec l’univers. Nous avons l’impression d’être face à une photographie du Royaume d’Esiah. Le phoenix prend tout son sens à la lecture du roman et nous permet de voir son caractère majestueux.

> Description narrative

Au niveau de la narration, nous sommes en point de vue omniscient. Nous suivons principalement les aventures du Prince Lucifel et parfois de ses proches.

Le genre prédominant est la Fantasy. Plus précisément nous évoluons dans de la low fantasy (un passage permet d’aller d’un monde inventé au nôtre. Toutefois, les deux mondes n’ont aucun lien).

Nous trouvons aussi, un aspect biblique : le Royaume d’Esiah représentant les enfers, le Royaume d’Odéon le paradis et le Royaume d’Eden, là où vit Elohim, le créateur de l’univers. Ainsi qu’une allusion à l’arbre de vie avec le Drôme.

> Résumé

Dans sa course effrénée, un jeune garçon du nom de Milo fuit les gardes du Royaume. Rattraper par le Prince Lucifel encapuchonné de la tête aux pieds, ce dernier découvre autour de son cou une étrange pierre rouge. Loin de s’imaginer que cette pierre risque de changer ses plans d’avenir, le royaume se trouve confronter à des problèmes majeurs pour nourrir le peuple. Les Siahnnas se scindent alors en deux parties, la guerre n’a jamais été aussi proche. De plus, l’ennemi semble vouloir prendre possession de la pierre rouge et connaître les secrets des rois…

Choisi par le créateur, le Prince Lucifel n’a alors plus qu’une seule idée en tête : sauver son royaume coûte que coûte. Cependant, la mission le conduira bien loin de chez lui dans un royaume où le nom laisse songeur de nombreux Siahnnas…

Le sort du monde est entre ses mains mais l’issue risque bien de lui être fatale…

Partie II : Mon Avis

Points positifs

> Le récit

L’univers est très bien construit, travaillé et original. Tout est parfaitement cohérent. Le texte est fluide, nous sommes rapidement happés par la plume de Mélanie Gaujon.

L’aspect biblique entre le royaume de l’enfer, du paradis et le grand créateur est vraiment très intéressant. Le mélange fantasy et biblique s’imbrique très bien et apporte un aspect un peu historique. L’auteure a su sortir des sentiers battus en apportant sa propre vision de l’enfer et du paradis. Deux mondes très différents et pourtant si semblables.

Les règles d’Esiah sont bien posées et ont du sens. Nous sommes très vite surpris. Le suspens et les retournements de situations sont au rendez-vous. L’action est également présente, ainsi qu’une pointe d’humour. J’ai complètement été séduite par le thème de l’amour, visible au sens large.

Une fin rondement menée, permettant d’attiser la curiosité et d’attendre la suite sans être trop coupée dans l’élan. Elle présage une suite riche en mystères et en révélations.

À travers son récit, Mélanie Gaujon tente de nous faire réfléchir sur la notion du bien et du mal. Elle nous montre qu’ils sont indissociables, le bien a besoin du mal et inversement. Ils sont complémentaires et chacun peut apporter un savoir à l’autre. Détruire le mal briserait les lois nous régissant. Le sens de la vie après la mort et la notion de destin sont aussi soulignés. Sommes-nous soumis à un destin tracé d’avance ou avons-nous notre libre arbitre ? Pouvons-nous déjouer notre destinée ?

> Les personnages

À l’instar de l’univers, les personnages sont très bien travaillés et attachants de par leur personnalité et leur simplicité.

Les quelques clins d’œil au niveau des prénoms des personnages sont excellents. Je pense notamment au prénom du Prince Lucifel, nom très proche de celui du diable, Lucifer, aspect d’autant plus accentué puisque notre héros vit dans un royaume proche de l’enfer. Nous pouvons également noter le nom d’un de ses plus proches amis, Séraphin. Les séraphins sont des êtres provenant des anges et celui-ci possède un visage d’ange.

Les différentes personnalités de Lucifel (ceux ayant lu le livre me comprendront) m’ont plu, créant une surprise dès le début du roman. Il est appréciable de suivre les aventures de ce prince cachant ses doutes et ses souffrances derrière l’humour.

J’ai adhéré à l’amour présent entre les différents personnages. Nous retrouvons tous les types d’amour aussi bien paternel que fraternel, entre un homme et une femme…

La complicité entre Adel et son fils est plaisante et apporte cette touche d’humour mentionnée précédemment. Il est également appréciable de découvrir l’amour naissant entre Lucifel et Mehiel. Rien n’est précipité, leur relation est tout en finesse. Ce n’est pas juste une attirance physique, ils apprennent doucement à se connaître. L’auteure a mis en place un jeu de séduction très discret et agréable à lire.

La complicité entre Milo, Lucifel et Mehiel est très touchante. Leur trio s’imbrique parfaitement. Milo est vraiment un petit garçon attachant. Quant à Mehiel, cette dernière apporte une touche féminine dans un univers où les hommes sont prédominants.

Tous les personnages sont suspects, chacun cache des secrets. Nous ne pouvons nous fier à personne et cette caractéristique est appréciable. Les méchants ne semblent pas forcément ceux que l’on croit.

Points négatifs

> Le récit et les personnages

Je n’ai pas de points négatifs que ce soit au niveau du récit et des personnages.

Conclusion

Amour, suspens et questionnements sont les maîtres mots de cette histoire originale et bien menée. Des personnages attachants, travaillés et un univers plaisant à découvrir. Un voyage garanti parmi les âmes de l’au-delà.

Note qualité narrative :

Récit = 5/5

Personnage = 5/5

Plume = 5/5

Note d’appréciation : 4,5/5

Citations tirées du livre

– […] Vous devriez vous rappeler de nos origines, lorsque nous n’étions que de simples âmes mortelles, et peut-être qu’un jour, vous vous rendrez compte que les plus faibles sont parfois capables de réaliser des choses bien plus grandes que leurs dirigeants car ils ont appris à se battre pour obtenir la liberté. […]

– […] Un homme qui ne connaît pas l’amour ne pourrait pas éprouver autant de haine car la haine est le fruit d’un amour incompris et brisé.

– […] Pensons à ceux qui ne sont plus ici, mais n’oublions pas ceux qui sont restés. Chaque événement, aussi tragique soit-il, a une fin. C’est en nous nourrissant de l’expérience apportée dans ces instants difficiles que nos choix seront plus réfléchis. Respectons la mémoire des êtres qui ont été emportés en assurant la paix et la survie de ceux qui sont restés parmi nous.

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