La Petite Faiseuse de Livres, tome 1 et 2 écrit par Miya Kazuki, illustré par You Shiina et Suzuka

Que se passerait-il si le monde dans lequel nous vivions ne possédait pas de livres ? Découvrez les mangas La Petite Faiseuse de Livres, écrits par Miya Kazuki et illustrés par Suzuka. Cette histoire a d’abord été illustrée par You Shiina dans la première version publiée sous forme de light novel (roman japonais tourné vers un public jeune adulte). Cette série est publiée aux éditions Ototo.

Une très belle découverte.

Partie I : À la découverte des mangas 1 et 2

> La couverture

Tome 1

La première de couverture est parfaitement en accord avec l’univers créé par Miya Kazuki. Nous remarquons que rien n’est laissé au hasard. Une fois le manga lu, chaque élément prend tout son sens. Cette illustration est un excellent résumé de l’histoire.

Tome 2

À l’instar du précédent volume, cette couverture suit le même chemin. Chaque objet visible n’est pas une coïncidence mais résume les aventures de Maïn dans le second tome.

> Description narrative et compagnies

Tome 1 et 2

Le genre prédominant est la Fantasy. Ce manga est rangé dans la catégorie shōnen (manga destiné aux adolescents masculins à partir de 8 ans, ils peuvent néanmoins être lus à tous les âges et à tous les sexes).

Tome 1

En enlevant la jaquette, vous découvrirez des représentations de Maïn incorporées d’une touche d’humour.

Tome 2

Pour ce volume deux, en enlevant la jaquette vous pourrez apprendre comment faire du vrai papyrus d’un côté et une illustration de Maïn de l’autre.

> Résumé

Tome 1

Urano Motosu est un rat de bibliothèque. Fiction, mathématique, art, psychologie… rien ne peut arrêter sa soif de savoir et de lecture. Rien ? Le destin semble bien en avoir décidé autrement.

Un jour, un tremblement de terre sévit. Bien que de faible amplitude, la jeune femme meurt sous ses livres. Avant de sentir la mort l’emporter, elle fait un vœu : si elle doit se réincarner, elle souhaite que cela soit auprès des livres.

Cependant, son souhait est loin d’être exaucé. En se réincarnant, elle découvre que seul les personnes riches peuvent avoir accès à la lecture et l’écriture. Elle pourrait aisément s’y accoutumer mais elle ne vit pas parmi ces individus. Au contraire, le sort a choisi de l’envoyer vivre en compagnie d’une famille pauvre.

Sous l’apparence d’une petite fille à la santé fragile nommée Maïn, Urano est bien décidée à contrecarrer sa destinée. S’il lui est impossible d’obtenir des livres, elle les créera elle-même. Mais la tache semble bien plus ardue que prévu…

Partie II : Mon Avis (tome 1 et 2)

Points positifs

> Le récit

Une belle petite histoire. Il est plaisant de suivre les aventures semées d’embûches de Maïn et saupoudrées d’une touche d’humour. Le texte est bien mené, malgré quelques interrogations que l’on peut très vite avoir une fois les premières pages lues. En effet, comment l’héroïne a-t-elle pu se réincarner dans le corps d’une petite fille ? N’aurait-elle pas dû réincarner dans le corps d’un nouveau-né ? Pourquoi garde-t-elle ses souvenirs et celle de l’enfant ? L’enfant est-elle aussi décédée ? Et surtout pourquoi est-elle revenue dans ce corps ? Je pense que nous n’aurons pas de réponses à ces questions. À mon sens, ceci peut être à double tranchant. D’un côté, il permet d’imaginer une palette de possibilités et ainsi laisser vagabonder notre imagination mais de l’autre, le lecteur peut avoir une impression de manque. L’espérance est un autre attrait à mentionner.

Nous découvrons un monde aux coutumes et aux mœurs différentes de la nôtre mais semblable à l’époque du Moyen-Âge et celle plus récente du XIXe siècle avec une pointe de magie. Les liens entre cet univers et ces deux époques sont nombreux, notamment par rapport à la lecture et l’écriture réservées qu’à une partie de la société, les manières de vivre des habitants pauvres… Il traite également des difficultés que l’on peut avoir d’être dans l’incapacité d’accéder à la connaissance mais aussi de la richesse du travail manuel. Selon moi, cette série montre que l’un ne doit pas être au détriment de l’autre. Nous pouvons aussi voir à quel point il est déchirant d’être incapable de pouvoir vivre de sa passion et d’être séparé d’une partie de soi-même. Nous sommes capables de tout pour récupérer ce que nous avons perdu.

Par conséquent à la lecture de ces deux volumes, nous nous rendons compte que derrière un récit pouvant sembler simpliste se dégage une réalité plus sombre que certains pays vivent malheureusement encore aujourd’hui.

Il est également intéressant de découvrir des techniques et des informations sur le papyrus ou des travaux manuels.

> Les personnages

Selon moi, ils sont les gros points forts, en particulier Maïn. Les informations données la concernant sont très bien dosées et permettent très rapidement de sa faire un avis sur elle. Toutefois, la mangaka sait nous surprendre par rapport à certains éléments.

L’héroïne est attachante, parfois drôle malgré elle et elle est déterminée. Elle est prête à tout pour pouvoir lire ne serait-ce qu’une phrase ou écrire un mot. Sa nouvelle vie ne se résume à rien d’autres. Malheureusement, sa santé très précaire est un frein à ses ambitions. D’une certaine manière, cela nous permet de nous rendre compte qu’être en bonne santé est très important pour vivre et accomplir nos rêves ou nos projets.

Les autres personnages sont adorables. Ils sont toujours prompts à aider Maïn et à la soutenir. D’ailleurs, nous pouvons noter que les enfants sont plus matures que leur âge pourrait laisser penser. Il est donc intéressant de les suivre.

> Les illustrations

Il est vrai que les illustrations sont pauvres en détails mais d’une certaine manière, elles correspondent parfaitement à la couche sociale dans laquelle vit Maïn et sont agréables à regarder.

Au niveau des protagonistes, ils sont parfaitement reconnaissables et s’harmonisent bien avec leur caractère. Je pense par exemple à Maïn. Bien que l’héroïne est une jeune adulte au moment de son décès, son comportement coïncide parfaitement à sa nouvelle apparence et son âge.

Points négatifs

> Le récit

Comme écrit précédemment, le fait que de nombreuses réponses soient mises sous silence peut être à double tranchant.

> Les personnages et les illustrations

Je n’ai aucun point négatif par rapport à ces deux aspects.

Conclusion

Une très bonne série et une héroïne attachante à découvrir pour petits et grands. Derrière la simplicité du récit, l’univers traite de sujets sérieux tels que la pauvreté et les conséquences d’être dans l’impossibilité d’accéder à la lecture et l’écriture. Les pages défilent rapidement et le lecteur en demande davantage.

Note :

Tome 1 : 5/5

Tome 2 : 5/5

Citations tirées des mangas

Tome 1

Puisque je ne peux pas les avoir, il ne me reste plus qu’à les fabriquer moi-même ! Que ce soit bien clair… je mettrai la main sur un livre !

Tome 2

Pour la première fois depuis que j’ai commencé à vivre ici en tant que Maïn, j’ai l’impression d’avoir souri naturellement.

4 commentaires sur “La Petite Faiseuse de Livres, tome 1 et 2 écrit par Miya Kazuki, illustré par You Shiina et Suzuka

Ajouter un commentaire

    1. Coucou !👋🏻

      Merci pour ton commentaire !😊
      J’ai hâte de découvrir les prochains volumes !🤩
      Sais-tu que la série existe en anime sur Crunchyroll ?😊

      Bonne lecture et bon courage dans cette période difficile !📚💪🏻

      Aimé par 1 personne

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