Histoire Éternelle – Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ? de Liz Braswell

Faisons la découverte d’objets enchantés et de châteaux oubliés avec le Twisted Tale Histoire Éternelle : Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ? de Liz Braswell, aux éditions Hachette Heroes.

ATTENTION !

Ce Twisted Tale possède le même titre que le livre de Jennifer Donnelly, à savoir Histoire Éternelle (chronique à retrouver ici La Belle et La Bête : Histoire Éternelle de Jennifer Donnelly). Par conséquent, si vous souhaitez vous procurer un de ces livres, je vous conseille de noter le nom de l’auteur. Pour ma part, je trouve dommage de la part de la maison d’édition d’avoir mis le même titre. Bien que l’un soit Hachette Heroes et l’autre d’Hachette Roman, ils viennent tous les deux d’Hachette.

Partie I : À la découverte du roman

> La couverture

Je ne suis pas particulièrement séduite par la couverture très sombre aussi bien au niveau des couleurs que des dessins. Néanmoins, j’apprécie la rose et les détails visibles. Nous retrouvons toutes les caractéristiques du dessin animé : la Bête avec les yeux bleus, le château en arrière plan et le village. Le rouge rappelle la couleur de la rose mais peut être aussi une représentation du sang coulé dans l’histoire.

> Description narrative

Le genre prédominant est la fantasy. Je le placerai également dans les contes revisités, bien que ce roman est l’adaptation d’une adaptation. Il faut savoir que le dessin animé est une revisite du conte original de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont La Belle et la Bête.

Le livre est séparé en trois parties. Au départ, les chapitres alternent entre le passé des parents de Belle et le présent de la jeune femme. Puis le livre est centré sur les péripéties de la future princesse, avec de petites exceptions.


Le saviez-vous ?

Le château de la Bête est inspiré du château de Chambord en France et des éléments du paysage du dessin animé proviennent tout droit de tableaux de différents peintres, tels Jean-Honoré Fragonard (1782-1806), François Boucher (1703-1770) et Antoine Watteau (1684-1721).

Pour l’apparence de Belle, son visage est tiré de celui de Natalie Wood, Vivien Leigh et Elizabeth Taylor. Quant à la robe de bal, elle est directement copié sur celle d’Audrey Hepburn dans le film « Vacances Romaines ». Cette tenue et la couleur ont également été choisies lors d’une soirée particulièrement arrosée.

À la base, le film ne devait pas être une comédie musicale.


En haut : Le château de Chambord / En bas : Le château de la Bête
En haut : Demande en mariage de Gaston / En bas : « Le jardin de la villa Este » de Fagonard
En haut : Vivien Leigh (à gauche) et Natalie Wood (à droite) / En bas : Natalie Wood (à gauche)
À gauche : Belle / À droite : Croquis de la robe de bal d’Audrey Hepburn

Image provenant de Google Image et Pinterest


> Résumé

Belle mène une vie paisible avec son père, Maurice, dans une charmante petite ville provinciale. Malheureusement, Belle ne s’y sent pas à place. De plus, les villageois ne cessent de la montrer du doigt et de la trouver étrange.

Alors qu’elle vient de refuser la demande en mariage de Gaston, le cheval de la famille, Philibert, revient précipitamment à la maison. Belle est inquiète, son père étant partie à la foire annuelle afin de présenter son invention, Philibert n’aurait jamais dû revenir et encore moins seul. La jeune femme sent que quelque chose ne va pas et décide de retrouver son père. Elle va alors y faire la rencontre d’une Bête et d’un château où les objets parlent et vous servent le thé.

En séjournant dans ce château lugubre, Belle va commettre une erreur fatale. Avec l’aide de la Bête au caractère difficile, la jeune femme va tout tenter pour réparer sa faute.

Cependant, il se pourrait bien qu’ils déterrent un passé enfoui depuis des années…

Partie II : Mon Avis

Points positifs

> Le récit

Il se dégage davantage de mystère et de suspens dans ce conte revisité. Le récit est fluide, cohérent et bien plus mature que le dessin animé. Les références historiques ajoutées par l’écrivain sont plaisantes.

De nombreux messages sont mis en évidence, notamment de ne pas juger sur l’apparence. Néanmoins, le thème principal choisi par l’auteure n’est pas celui-ci. Dans ce roman, elle a voulu mettre en valeur la tolérance. Par l’intermédiaire des « magus », nous pouvons facilement faire un lien avec notre société actuelle concernant les nombreuses discriminations endurer par les personnes différentes que ce soit le racisme ou tout autre forme d’intolérance. Elle souhaite montrer que tout individu a sa place dans le monde et mérite le respect. Ce livre est également une ode à l’acceptation de soi. S’accepter tel que l’on est et ne pas se rejeter malgré ses opinions ou actions divergentes.

Des éléments sont, selon moi, bien revisités, intéressants et bien incorporés à l’histoire de Disney. La fin pourra décevoir certains lecteurs, mais elle reste dans la continuité de son texte.

> Les personnages

J’ai apprécié en savoir davantage sur la vie de Maurice mise sous silence dans le dessin animé et de découvrir la mère de Belle, personnage absent dans toutes les versions du conte. Retrouver nos personnages préférés, tels que Lumière, Madame Samovar, Zip, Big Ben… est plaisant. De plus, à l’instar des parents de Belle, nous en découvrons davantage sur ces protagonistes. Le passé de la Bête se dévoile aussi plus en profondeur. Malgré le caractère négatif d’un des protagonistes dont je ne citerai pas le nom, j’ai approuvé au message qu’il véhicule. Il permet ainsi de comprendre l’importance de s’accepter tel que l’on est.

Points négatifs

> Le récit

Durant la première partie, je n’ai pas été séduite. Nous n’avons pas l’impression d’avoir affaire à une revisite. Il était intéressant de connaître le passé des parents de Belle mais le début des aventures de l’héroïne est exactement pareil au dessin animé. À partir de la deuxième partie, nous comprenons le pourquoi de ce choix narratif et la nécessité de ces pages. Bien que le début ne m’ait pas plu, il faut reconnaître qu’il est important pour nous mener à la revisite. Par conséquent, les pages d’introductions sont un point positif.

Je n’ai pas été séduite par certains choix de l’auteur, notamment de privilégier le côté sombre de la Belle et la Bête. Quelque fois, l’atmosphère est à la limite du lugubre. Pour ma part, il m’a manqué l’aspect enchanteur du conte. Effectivement, le roman parle de magie et d’enchantement, toutefois l’histoire ne m’a pas paru magique. À mon sens, le château de la Bête reste du début jusqu’à la fin un château hanté et non enchanté. De plus, certaines scènes fards du dessin animé, je pense par exemple à Histoire Éternelle, n’ont même pas une référence discrète.

> Les personnages

Selon moi, il est dommage que l’identité du personnage « méchant » soit très vite découvert dans la deuxième partie. De ce fait, l’effet de surprise voulu dans la troisième partie n’atteint pas le but recherché.

Je n’ai pas totalement adhéré à la façon d’être de Belle. J’aurais aimé retrouver sa douceur caractéristique.

Conclusion

Une revisite cohérente par rapport aux choix de l’auteur et bien menée. De très beaux messages de tolérance et d’acceptation de soi sont à découvrir au fil des pages. Néanmoins, la volonté de Liz Braswell de privilégier l’aspect sombre du dessin animé ne m’a pas séduite. Une adaptation manquant à mon sens, de magie.

Note :

Citations tirées du livre

– Eh bien, ma chère, vous avez réussi à le séduire en un rien de temps. Il faut croire que vous avez de nombreux talents cachés. – On ne juge pas un livre à sa couverture, répliqua la fille en emboîtant le pas de l’horloge.

– Ils n’ont pas protégé mon peuple – leur peuple. Leurs sujets. Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même de nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptent. […]

– […] Le changement… n’est pas toujours mauvais. Je l’ai compris grâce à vous.

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