Classique Littéraire du mois : Le Petit Prince d’Antoine Saint-Exupéry

Bonjour à toutes et à tous !👋🏻

Aujourd’hui, je vous présente mon classique littéraire du mois Le Petit Prince d’Antoine Saint-Exupéry, aux éditions Gallimard.

Comme doivent le savoir certains de mes lecteurs habituels, j’ai décidé de lire un classique de la littérature chaque mois depuis avril. Mes chroniques diffèrent par rapport aux autres. Il n’y a ni séparation entre les points positifs et négatifs, ni aucune note. J’agis ainsi car ces livres n’ont plus besoin d’être noté et je me sens très mauvais juge pour critiquer des œuvres incontournables.

Au mois d’avril, je vous avais proposé Classique Littéraire du mois : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Un excellent moment fut passé avec ce livre. Au mois de mai, mon dévolu s’est porté sur Classique Littéraire du mois : Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Une partie historique très intéressante mais un récit ne m’ayant pas séduit. Et au mois de juin, je découvrais Classique Littéraire du mois : Sherlock Holmes, tome 1 : Une étude en rouge d’Arthur Conan Doyle. Un avis mitigé mais un tome 1 se lisant facilement. Durant juillet et août, j’ai fait une pause afin de reprendre en septembre.

À la base, mon choix ne s’était pas tourné sur Le Petit Prince. C’est un article sur le journal Le Parisien qui m’a donné envie de m’y plonger. Il traitait de la découverte des esquisses du Petit Prince en Suisse. Voici le lien de l’article : Des esquisses du Petit Prince retrouvées dans une vieille maison en Suisse.

Il faut savoir que je l’ai déjà lu lorsque j’étais à l’école primaire. À l’époque je détestais lire, vous vous imaginez donc bien que cette lecture ne fut pas jouissif. Je me souviens ne pas avoir aimé l’histoire. Je crois même ne pas l’avoir lu jusqu’au bout et en diagonale. Ce livre était donc aujourd’hui, une totale découverte car je ne m’en rappelais pas du tout.

Avant de vous partager mon avis, j’aimerais vous parler de la couverture ci-dessus.

Il s’avère que le livre en ma possession est une très vieille version ne se vendant plus. Par conséquent, si vous souhaitez celle-ci, vous pouvez la trouver sur sur Ebay ou Rakuten… Je sais que les livres vendus aujourd’hui ont la même couverture mais je suis incapable de vous parler de leur contenu…

Pour continuer sur la première de couverture, je la trouve poétique. Il émane de la douceur, de la légèreté et de la naïveté. Une illustration parfaite pour l’univers mis en place.

À l’intérieur est présent d’autre dessins, parfaitement en harmonie avec le récit. Malgré leur simplicité, elles renforcent et illustrent le propos de la page. À l’instar de la première de couverture, il transparaît ce sentiment de poésie et de légèreté. Sans leur présence, le livre n’aurait pas la même saveur.

Bien que l’ouvrage est l’allure d’un conte pour enfants, il est avant tout une œuvre poétique mais également philosophique, publié en 1943 à New-York.

Le point de vue est complexe. Je dirais qu’il y en a deux qui se révèlent. Nous avons le point de vue interne. L’aviateur nous narre ses péripéties et sa rencontre avec le Petit Prince. Puis avec subtilité, il change est devient omniscient, nous exposant les aventures de notre petit héros. À la fin, il retourne au point de vue de l’aviateur.

Résumé :

Un aviateur anonyme subit une panne de moteur sur son avion et s’échoue en plein désert du Sahara. Ne pensant pas rencontrer une âme qui vive, sa surprise est grande lorsqu’il fait la rencontre d’un petit garçon aux cheveux dorés. Pendant que l’aviateur tente de réparer son moteur, son jeune compagnon d’infortune lui raconte son histoire.

Point de vue générale de l’œuvre :

Un livre poétique se lisant très facilement. Cependant, malgré la présence de la poésie, les personnages sont tristes sans exception. Chacun exprime sa mélancolie de manière différente, y compris Le Petit Prince. Ce n’est pas un enfant solaire, au contraire, il est triste et n’est pas heureux de vivre. Paradoxalement, il est à la fois naïf et parfois très censé.

Un message est visible du début jusqu’à la fin ; celui de garder son âme d’enfant. Bien que le vocabulaire employé soit facile à comprendre et à la portée des enfants (il est à noter qu’Antoine de Saint-Eupéry a également mis en place des définitions en les incorporant au récit, afin que les mots plus complexes puissent être compris des jeunes lecteurs), je pense que l’écrivain ne l’a pas véritablement dédié à cette catégorie d’âge. À travers chaque personnage et rencontre l’auteur a placé un message, une image, accentuant le propos principal. À mon sens, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Lorsqu’on est très jeune, nous ne comprenons pas le sens caché du livre. D’après mon expérience, à ma première lecture je n’ai pas discerné le caractère philosophique et moralisateur. Tout est abordé par de subtiles messages ne pouvant être perçus que par des lecteurs d’un certain âge. Si nous lisons le livre au premier degré, l’histoire parait simple, alors qu’en lisant au delà des apparences le sujet est bien plus complexe. Il veut nous faire prendre conscience qu’en vieillissant nous perdons notre âme d’enfant et adoptons des facettes négatives. L’avarice, le narcissisme, le besoin de régner sur le monde, d’accumuler les biens, d’aller toujours plus vite sans contempler les merveilles du monde… sont des comportements négatifs que les enfants ne doivent pas prendre exemple. À travers de petites phrases, ils abordent également d’autres thèmes afin de nous interpeller comme par exemple, apprendre à se juger soi-même. Il en de même pour les illustrations car derrière leurs innocences se cachent des messages subliminales. En consultant internet, j’ai appris qu’à travers le dessin des trois baobabs, l’écrivain aurait représenté les trois puissances de l’Axe (Rome, Berlin st Tokyo) durant la Seconde Guerre Mondiale. Nous pouvons en conclure que derrière cette allure de conte, il y a de la matière pour réfléchir.

Pour ma part, je n’ai pas totalement adhéré à son point de vue majoritairement négatif vis-à-vis des « grandes personnes ». Il généralise certains caractères à cette tranche d’âge. Il est vrai que la phase adulte peut nous faire perdre notre âme d’enfant mais, à mon sens, nous pouvons être avare, égoïste durant l’enfance…

Abordons à présent la fin. Selon moi, elle est le point fort du livre. J’ai été complètement touchée. Elle est si triste mais paradoxalement si belle qu’elle ne peut pas laisser indifférent. Elle m’a marquée et m’a laissé un très bon souvenir. Cette conclusion donne envie de relire l’ouvrage, afin de retrouver cette poésie.

Conclusion :

Une œuvre intemporelle mêlant poésie et philosophie avec subtilité. À travers une apparence enfantine, Antoine Saint-Exupéry aborde des sujets divers : enfance, avarice, narcissisme… dans l’optique de nous faire réfléchir. Malgré le caractère simple du récit, il n’est pas destiné aux jeunes enfants ne pouvant comprendre les messages cachés.

Un classique à découvrir.

Citations tirées du livre :

– Tu te jugeras donc toi-même, lui répondit le roi. C’est le plus difficile. Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage.

– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

« Mais les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cœur. »

Sous quels formats puis-je le trouver ?

Vous pouvez le trouver en version livre numérique et en version brochée, grand format.

Où puis-je me le procurer ?

Vous pouvez l’acheter sur Amazon, Fnac, Decitre et Cultura.

Bonne lecture !📚

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