Classique Littéraire du mois : Sherlock Holmes, tome 1 : Une étude en rouge d’Arthur Conan Doyle

Bonjour à toutes et à tous !🤗

En ce vendredi, nous nous retrouvons pour mon article mensuel : Mon Grand Classique Littéraire du mois. Pour les personnes ne connaissant pas le principe de cette publication, il vous suffit de cliquer sur ce lien : Mon Grand Classique Littéraire du mois : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne

En ce mois de juin, mon dévolu s’est porté sur Sherlock Holmes, tome 1 : Une étude en rouge d’Arthur Conan Doyle.

L’édition que je possède provient de Librio. Elle permet d’acheter les aventures de Sherlock à bas prix, soit 2€ chaque volume et en version intégrale.

Après une lecture difficile avec Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, dont voici le lien de ma chronique : ,Mon Grand Classique Littéraire du mois : Notre-Dame de Paris de Victor Hugo je voulais lire un classique se lisant vite et sans complication. Depuis plusieurs mois, je souhaitais découvrir l’univers d’Arthur Conan Doyle, à travers le célèbre et grand détective anglais. Je ne suis pas déçue, j’ai passé un bon moment, malgré un avis mitigé.

Il existe dix volumes mettant en scène Sherlock Holme : des romans et des recueils de nouvelles.

Une étude en rouge, roman de 1887

Le Signe des quatre, roman de 1890 

Les Aventures de Sherlock Holmes, recueil de nouvelles de 1892 

Les Mémoires de Sherlock Holmes, recueil de nouvelles de 1894 

Le Chien des Baskerville, roman de 1902

Le Retour de Sherlock Holmes, recueil de nouvelles de 1905

La Vallée de la peur, roman de 1915

Son dernier coup d’archet, recueil de nouvelles de 1917 

Les Archives de Sherlock Holmes, recueil de nouvelles de 1927 

Nous pouvons également retrouver notre détective atypique dans d’autres projets d’Arthur Conan Doyle.

Il publia trois pièces de théâtre Le Diamant de la couronne (1921), Sherlock Holmes et La Bande mouchetée, deux textes parodiques La Kermesse sportive (1896) et Comment Watson apprit le truc (1924). Ainsi qu’une synopsie L’Aventure du grand homme et une œuvre posthume Sur la piste du faussaire.

Le personnage de Sherlock Holmes s’inspire du professeur de chirurgie de l’écrivain, Joseph Bell. Il admirait beaucoup cet homme pour ces incroyables déductions sur les maladies de ses patients. À la base Sherlock Holmes devait s’appeler Sherrinford Holmes.

Les livres peuvent être lus dans le désordre sans heurter la lecture. Cependant, j’ai préféré commencé l’aventure en suivant les ordres de parutions, afin de voir l’évolution de l’univers et des personnages.

Ce livre fait partie sans contexte du genre policier. D’ailleurs, Arthur Conan Doyle est l’inventeur du roman de ce type.

Nous sommes en point de vue interne. Nous suivons l’histoire à travers les yeux et le vécu du Docteur Watson. Des chapitres en point de vue omniscient sont également distincts.

Le couverture est dès plus simple mais elle ne laisse aucun doute sur la nature du récit avec les gouttes de sang et la loupe.

Résumé :

En 1878, le docteur Watson, diplômé en médecine, doit partir en Inde dans le cinquième régiment d’infanterie de la Northumberland pour aider l’état major. Il est touché lors d’un combat et est conduit à l’hôpital de la base. Malheureusement, son état empire et il est donc conduit en Angleterre pour se reposer. Cherchant une personne acceptant de payer à deux le loyer d’un appartement, il y fait la rencontre d’un homme aussi incroyable que mystérieux, Sherlock Holmes. Le courant passe et il s’installe ensemble. Petit à petit le docteur Watson finit par découvrir le véritable métier de son colocataire, il est détective privé. C’est alors que Sherlock Holmes est demandé sur une enquête des plus suspectes. Un homme est retrouvé mort dans une maison abandonnée, sans aucune trace de lutte ou de coup porté. Seul du sang et une étrange inscription « Range » apparaissent. Pourquoi un tel crime ? Que faire avec peu d’indices ?

C’est sans compté sur notre célèbre détective pour résoudre cette énigme.

Les personnages principaux :

Sherlock Holmes : homme d’une analyse et d’une déduction sans pareil, il est doté d’un certain sarcasme et d’une certaine prétention. Il est capable de s’acharner au travail comme de rester dans un mutisme profond.

Docteur Watson : il lui faut du temps avant d’accepter une autre façon de penser. Au départ, il est plutôt sceptique des moyens et des déductions faites par Sherlock. Le temps passe et il devient son plus grand et farouche admirateur et défenseur.

Mon Avis :

L’écriture est extrêmement simple pour l’époque. Elle est moderne et fluide. Ce roman policier ne fait aucunement peur et peut donc être lu à tous les âges. Le livre est écrit de manière à être compris tel le journal de bord du docteur Watson. Un carnet dans lequel il nous rapporte sa rencontre et les enquêtes de Sherlock, en n’omettant aucun détail. Le roman se lit avec facilité et rapidement. Il est intéressant de découvrir comment les deux hommes se sont rencontrés. C’est un aspect peu connu.

Les raisonnements et les conclusions du détective sont un délice. Nous sommes admiratifs de son incroyable talent d’observation. L’enquête prend alors un autre tournant, nous la présentant comme une investigation simple et évidente. Étrangement, le roman ne nous expose pas un grand suspense. Certes, il est à souligner mais il reste minime en comparant avec d’autres livres. Sans doute dû au fait des nombreuses séries policières récurrentes, nous finissons par nous habituer.

Le roman se scinde en trois parties. Une partie où nous découvrons Watson, Sherlock et l’enquête, une partie nous transportant des années en arrière pour comprendre le pourquoi du crime et une partie (très courte), nous présentant les déductions du détective. Les trois parties sont d’un grand intérêt mais la seconde semble casser le rythme du récit et prend beaucoup trop d’importance. Nous pouvons être déçus car nous quittons précipitamment nos deux héros. De plus, durant les premières pages, nous ne comprenons pas pourquoi de Londres, nous nous trouvons au Nevada. Aucune note n’est précisée. Il faudra attendre la mention d’un nom de famille déjà présent précédemment pour être éclairés sur la nature de cette partie. En effet, découvrir le passé du tueur est nécessaire et permet d’avoir un regard neuf sur ce dernier, mais l’auteur a très vite conclu l’enquête, peut-être trop rapidement, préférant accès sur cet attrait. Nous aimerions voir le détective plus en action. Néanmoins, à travers cette deuxième partie, Arthur Conan Doyle cherche à nous faire réfléchir, dévoiler notre part d’humanité et nous interroger : pourquoi cette personne en est arrivée là ? Il est à noter également, que malgré un long flash back, il n’en reste pas moins mystérieux et attractif. Nous sommes pris dans le récit. La troisième partie m’a semblé aller vraiment vite par rapport à la précédente, ne nous laissant pas le temps d’apprécier pleinement les raisonnements de Sherlock Holmes et nous laissant sur notre fin. Nous voudrions en voir plus. Le fait que l’enquête soit aussi simple peut paraître presque étrange. Ayant déjà lu des livres mentionnant ou s’inspirant de Sherlock Holmes, comme Enola Holmes, par exemple, l’œuvre originale paraît moins recherchée et fade. Aucun retournement de situation et des aspects sont parfois visibles facilement. Ce livre doit être vu tel un roman introducteur nous permettant d’entrevoir des aventures de plus en plus complexes par la suite.

Le léger sarcasme de Monsieur Holmes est plaisant, nous arrachant un sourire. Sherlock Holmes est le pilier de cet univers, tout repose sur lui. Si le lecteur ne l’apprécie pas, le récit sera une torture. Il a un caractère bien à lui, collant parfaitement à son personnage et à l’univers. Paradoxalement, bien que Watson soit celui racontant l’histoire, il est plus effacé et plus discret. Nous avons l’impression qu’il fait office de figurant.

Conclusion :

Un très bon roman introducteur pour découvrir le docteur Watson, Sherlock Holmes, ainsi que ses méthodes de travail. Parfait pour les personnes novices dans le genre policier. L’auteur explore l’univers avec simplicité et sans scène macabre. À découvrir à tous les âges sans hésitation.

Je lirai les autres volumes avec curiosité.

Citation tirée du livre :

C’est une erreur de confondre l’étrangeté avec le mystère. Le crime le plus ordinaire est souvent le plus mystérieux, parce-qu’il ne présente aucun trait nouveau ou spécial d’où l’on puisse tirer des conclusions.

Sous quels formats puis-je le trouver ?

Vous pouvez le trouver en version livre numérique et en version brochée.

Où puis-je me le procurer ?

Vous pouvez l’acheter sur Amazon, la Fnac, Cultura et Decitre.

Bonne lecture !📚

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s