Album Jeunesse : Alice au pays des merveilles de The Walt Disney Company

Bonjour à toutes et à tous !🤗

Aujourd’hui, je vous présente un album jeunesse des éditions Hachette : Alice au pays des merveilles.

Pour ceux ou celles ne connaissant pas ce style d’article, je procède différemment par rapport à mes chroniques habituelles. Pour découvrir le déroulement, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant : Album Jeunesse : Le Bossu de Notre-Dame – Hommage à La cathédrale Notre-Dame de Paris

Première partie : Intéressons-nous au dessin animé.

De quel époque date-t-il ?

Ce long-métrage d’animation, d’une durée de 75 minutes, est le 13ème opus des studios Disney. Il est sorti aux États-Unis pour la première fois le 28 juillet 1951.

Pourquoi ce choix ?

Entre Walt Disney et Alice au pays des merveilles, un amour sans faille est né.

Walt Disney est un grand admirateur de Charles Lutwidge Dogson (1832-1898), alias Lewis Caroll, enseignant, diacre et écrivain. Les livres de cet auteur Alice au pays des merveilles (1865), suivi de De l’autre côté du miroir (1871) ne furent pas des succès à l’époque victorienne. Cependant, des années plus tard, ces œuvres sont devenus incontournables dans les consciences collectives.

Véritable adepte de l’univers de Lewis Caroll, Walt Disney réalise à partir de 1923 une série intitulée Alice Comedies produit par Margaret Winkler. Cette série mêle acteur (une petite fille), et dessins animés (le monde des Cartoonland (pays des dessins animés)). Il est contraint d’arrêter lorsque Charles Mintz, le mari de Margaret Winkler, lui fait croire qu’il ne peut plus payer. Il créé alors un nouveau personnage, Oswald, le lapin chanceux, mais Charles Mintz lui vole sa création en s’acquérant les droits sur le lapin. À partir de là, Walt Disney va créer Mickey Mouse, apparaissant pour la première fois, le 18 novembre 1928.

Quelques temps plus tard, il s’inspire de De l’autre côté du miroir en réalisant en 1936 Thru the mirror avec le personnage de Mickey Mouse.

En 1933, il aimerait adapter Alice au pays des merveilles avec des acteurs réels et des dessins d’animations. Son choix se porte déjà sur plusieurs acteurs pour incarner Alice. Toutefois, ce projet n’a pas lieu puisque qu’il décide, toujours en 1933, de créer un dessin animé.

Quel fut son succès à l’époque ?

L’univers décalé et les couleurs flamboyantes du dessin animé ne feront malheureusement pas l’unanimité en 1951. Le long-métrage est un échec total. Cependant, dans les années 1960, le mouvement hippie remet sur le devant de la scène le travail de Walt Disney. Les années ont passé, les mœurs ont changé et Alice au pays des merveilles est aujourd’hui devenu un grand classique Disney.

• Deuxième partie : Comparaison entre le livre, le dessin animé et un film.

Il existe de nombreux films tirés des romans de Lewis Caroll. Celui que j’ai choisi est l’adaptation cinématographique de Tim Burton.

D’une durée de 1h48 min, il est sorti le 24 mars 2010 et comporte des acteurs connus, tels que Johnny Depp.

Attention ! Si vous ne souhaitez pas être spoilé sur le film ou le livre, je vous conseille de passer cette troisième partie.

Le commencement

Le début du dessin animé de Walt Disney est fidèle à l’œuvre original. Alice est en compagnie de sa sœur mais s’ennuie. Alors que celui de Tim Burton est très différent.

Tout d’abord, il est important de préciser que le film de Tim Burton n’est pas réellement une adaptation du livre. Il faut le voir comme une suite du dessin animé de Walt Disney. Alice a dix-neuf ans et se voit contrainte de se marier à Hamish Ascot. Elle serait déjà venue au pays des merveilles il y a plusieurs années, mais ne semble pas s’en souvenir. Des années plus tard, elle y retourne mais le pays a énormément changé.

Cependant, tout le monde s’accorde sur l’apparition du lapin blanc, du terrier, de la petite porte à franchir et des difficultés pour l’ouvrir.

Le dénouement

Malgré quelques différences notables (des passages manquants : le jugement pour le vol des tartes, l’histoire de la Fausse-Tortue et du Griffon…, des passages ajoutés : l’histoire des huîtres…) Walt Disney reste fidèle à l’œuvre de Lewis Caroll, tandis que Tim Burton prend énormément de liberté.

Vu telle une suite, Tim Burton met en place une prophétie mentionnant qu’Alice tuerait le Jabberwocky (dragon) et libérait le pays des merveilles de la Reine de Cœur. Certaines scènes s’inspirent légèrement de l’œuvre de Lewis Caroll. Il reprend quelques aspects du livre, notamment le vol de la tarte par la grenouille et la présence d’un cochon.

La fin

Walt Disney est très proche de la conclusion de Lewis Caroll, sauf que le procès n’est pas destiné à la même personne. Si Alice est accusée dans le dessin animé, ce n’est pas le cas dans le roman. Le coupable est le Valet de Cœur pour avoir volé une tarte.

Concernant le film de Tim Burton, la fin est totalement différente puisqu’Alice doit affronter et tuer le Jabberwocky. De plus, le voyage d’Alice n’est pas un rêve mais la réalité dans un monde parallèle.

Cependant, il est à noter que l’héroïne retourne toujours dans notre réalité.

Les personnages

Cette fois-ci, Walt Disney a pris beaucoup de liberté concernant les personnages. Il y ajoute les frères jumeaux, Tweedlumdum et Tweedlumdee n’apparaissant que dans la suite De l’autre côté du miroir, supprime les personnages de la Fausse-Tortue, le Griffon, le Loir et des personnages secondaires comme la Duchesse. La Souris érudit et susceptible devient une petite souris apeurée dès la mention du mot « chat ».

Tim Burton a suivi l’exemple du dessin animé puisqu’il a conservé Tweedlumdum et Tweedlumdee et enlevé les protagonistes mentionnés au-dessus. Il a également ajouté Mirana, la Reine Blanche, visible seulement dans De l’autre côté du miroir et a ajouté un lien de parenté entre elle et la Reine de Cœur.

Toujours dans le film de 2010, les caractères de certaines protagonistes ont changé. Alice est plus mature, plus guerrière et moins curieuse que celle de Walt Disney et Lewis Caroll. Elle entretient une amitié forte avec Le Chapelier fou, personnage toujours décalé mais plus sensible que dans le dessin animé et le livre. La Souris apparait à nouveau sous un autre visage, celle d’une souris guerrière. Il y ajoute le Jabberwooky et le Bandersnatch présents dans les poèmes du livre De l’autre côté du miroir et réhabilite le personnage du Valet de Cœur, en fidèle soldat de la Reine de Cœur et non en voleur de tarte.

• Troisième partie : Mon avis sur l’album jeunesse et l’histoire

Cet album provient de la collection Mickey Club du Livre. Le livre présent sur la photographie (ci-dessus) n’est plus édité.

Il faut savoir que Mickey Club du Livre a changé. Il y a quelques années, vous pouviez facilement les trouver en librairie. Aujourd’hui, cette collection s’appelle Disney Club et il est possible de les obtenir uniquement en abonnement sur le site suivant : Disney-Club Hachette Collections .

Cependant, si vous souhaitez vous procurer ces anciennes versions, ils sont vendus en occasion sur des sites, tels Ebay, Amazon… à des prix acceptables et en bon état.

La couverture de l’album est en carton rigide de quarante-deux pages.

Résumé de l’univers de Walt Disney :

Dans un charmant parc, Alice écoute à moitié la leçon d’histoire enseignée par sa sœur. La petite fille s’ennuie et trouve la réalité bien monotone. Elle rêve d’un univers bien différent où la logique n’a plus sa place. Dans son monde les animaux parlent et vivent dans des maisons, les fleurs chantent, les ruisseaux murmurent… En compagnie de Dina, son chat, elle s’égare de sa sœur, en proie aux rêves… c’est alors qu’une chose impensable se produit… Un lapin blanc court rapidement et ne cesse de répéter à tue-tête « je suis en retard ! ». Rêve ou réalité ? Alice, curieuse, décide de le suivre mais tombe dans un terrier…

Une aventure est sur le point d’être annoncée…

Points positifs :

Les illustrations

Mon avis est le même que pour ma première chronique :

Un coup de cœur pour la couverture du livre. Les dessins présents dans l’album sont d’une très grande fidélité. Les couleurs, les traits des visages, les décors sont respectés. Nous avons l’impression de voir le dessin animé devant nos yeux tels un collage du long-métrage sur les pages. Malgré quelques éléments mis sous silence, l’histoire n’a pas été transformée. Les paragraphes sur chacune des pages sont de quelques lignes permettant ainsi de passer un moment ni trop long ni trop court avec ses enfants.

L’histoire adaptée par Walt Disney Studio

Alice au Pays des Merveilles est une ode aux rêves mais surtout à l’imagination. Nous sommes transportés dans un univers où la normalité n’a pas sa place. Les couleurs chatoyantes et les dessins accentuent ce côté merveilleux. Walt Disney y apporte également une morale : la curiosité peut être un vilain défaut.

Points négatifs :

Je n’en ai aucun.

Les personnages principaux :

Il y a énormément de personnages secondaires mais peu centraux. En vérité, seul Alice est la protagoniste principale.

Alice : curieuse et rêveuse, sa traversé dans l’imaginaire lui permettra de voir le monde différemment.

Points positifs des personnages :

Tous les personnages sont, certes, différents au niveau du physique et de leurs histoires mais ils partagent le même point commun : la folie. Pas une folie meurtrière, quoique le récit du morse et des huîtres peut être vu ainsi, mais une folie permettant d’imaginer des actions, des personnages et des mondes irréels ne respectant aucune règle logique. Même Alice l’est car par l’intermédiaire de son esprit elle a inventé ce rêve. Walt Disney a poursuivi et accentué ce thème déjà présent chez Lewis Caroll, à travers d’autres protagonistes invisibles dans l’œuvre original, tels que Tweedlumdum et Tweedlumdee. Cependant, comme le dirait notre bien-aimé Chapelier Fou et Alice dans l’adaptation cinématographique :

Chapelier Fou : Suis-je devenu fou ?

Alice : Oui je le crains. Vous êtes totalement déboussolé, mais je vais vous dire un secret : la plupart des gens biens le sont.

Points négatifs des personnages :

Aucun point négatif ne me semble visible.

Conclusion :

Les amoureux de l’œuvre de la Walt Disney Studios et de Lewis Caroll apprécieront avec engouement cet album, reflétant parfaitement le dessin animé. Une histoire représentant avec succès le rêve et l’imagination sous toutes ses formes. Une aventure à découvrir ou (re)découvrir pour les petits et les grands.

Un album excellent pour les enfants.

Note : 5/5

Citation tirée de l’album :

« Dans mon monde à moi, poursuit-elle, tous les livres auraient des images, et tout serait absurde ! »

Bonne lecture !📚

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