Kaspar Hauser de Véronique Bergen

Bonjour à toutes et à tous !🤗

Suivez-moi et traversons la porte du temps pour découvrir un homme du XIXe siècle : Kaspar Hauser.

Pour commencer, je tiens à remercier la maison d’édition Espace Nord et l’opération Masse Critique de m’avoir permis de lire ce roman. Ce fut malheureusement une lecture difficile au point de vue textuel et narratif.

Un très bon roman psychologique. L’auteur retrace d’une manière fictionnelle, poétique et historique le comportement mental de Kaspar Hauser et des personnes l’entourant.

Intéressons-nous à la couverture. Cette dernière est une représentation du dessin de Johann Georg Laminit effectué au XIXe siècle. Elle représente Kaspar Hauser arrivant sur la place de Nuremberg en 1828, une lettre à la main.

Dessin de Johann Georg Laminit (XIXe siècle)

Le livre s’ouvre sur un prologue résumant rapidement le contexte historique. A la fin du roman, nous trouvons :

– deux postfaces, celle de l’auteure, Véronique Bergen, et celle de Charline Lambert.

– un repère chronologique de la vie de Kaspar.

– un arbre généalogique abrégé de la famille de Bade.

– des éléments biographiques sur l’écrivain.

– la mention des œuvres de Véronique Bergen et des ouvrages centrés sur Kaspar Hauser.

Au niveau de la narration, le roman est séparé en différente voix, toutes écrites en point de vue interne. Nous faisons la rencontre de plusieurs personnages ayant connu de près ou de loin Kaspar Hauser.

Pour ma part, je placerai ce livre dans les romans psychologiques.

Je vous propose de découvrir un court résumé de Kaspar Hauser :

Né sans doute le 30 avril 1812, Kaspar Hauser sortit de l’ombre en 1828, lorsqu’il fut vu pour la première fois sur la place de Nuremberg. Agé d’environ seize ans, il tient deux lettres anonymes à la main. Une des lettres stipule que le jeune garçon fut abandonné et élevé en cachette et souhaiterait devenir chevau-léger comme son père. Tandis que la deuxième missive proviendrait de la main de la mère avant de le laisser à la famille. De nombreux mystères et questionnements commencent à enfler autour de ce garçon muet, n’acceptant que du pain et de l’eau. Qui est-il ? D’où vient-il ? Les années passent et une rumeur prend très vite de l’ampleur : il serait le fils décédé de la Grande-Duchesse Stéphanie de Beauharnais et du Grand-Duc Charles. La comtesse de Hochberg aurait remplacé l’enfant par un mort dans le but que son fils, Léopold, accède au trône. Vérité ou mensonge ? Ceci étant, plusieurs attaques seront perpétrées contre sa personne. La première se produit un samedi : un mystérieux individu masqué l’aurait agressé à coup de hachoir. La deuxième fois, à nouveau un samedi, quelqu’un l’aurait agressé avec une arme à feu. La troisième fois, toujours un samedi, l’agression fut fatale. Un inconnu l’aurait attiré avec une bourse en velours et l’auraient poignardé de plusieurs coups de couteaux. Il mourut quatre jours plus tard à vingt-un ans, le 17 décembre 1833. Dans la bourse en question, une lettre est trouvée : « Hauser saura très précisément vous raconter de quoi j’ai l’air et d’où je viens. Pour en épargner la peine à Hauser je vais dire moi-même d’où je viens de… la frontière de Bavière… Sur le fleuve… Je vais même vous dire encore mon nom : M. L. Ö. ». Une autopsie verra le jour. Il en est conclu que Kaspar se serait lui-même donné les coups. Deux siècles plus tard, des tests ADN effectués sur la chemise tachée de sang démontreraient que Kaspar Hauser n’aurait aucun lien de parenté avec la famille de Bade, alors que des tests ADN sur ses cheveux attestent le contraire…

Le mystère reste toujours entier et fascine toujours autant les historiens.

Résumé :

Nous découvrons les comportements et les pensées mentales de Kaspar Hauser ainsi que ceux de Stéphanie de Beauharnais, de la comtesse de Hochberg, du narrateur, du geôlier, de Feuerbach, de l’assassin et d’un cheval.

Points positifs du roman :

La qualité d’écriture est à souligner. Le texte est très littéraire et parfaitement écrit. L’auteur cherche à donner un aspect poétique à son roman. Les repères chronologiques et l’arbre généalogique sont très intéressants, apportant des connaissances sur Kaspar Hauser et la famille de Bade. La postface de Véronique Bergen permet de mieux comprendre ses intentions. La touche historique apportée à la fiction est plaisant, donnant de la crédibilité.

Points négatifs du roman :

Bien que le livre soit très bien écrit, il n’est pas à la portée de tout le monde. L’emploi de certains mots peu usuels dans le langage courant ne permet pas à tous les lecteurs de comprendre les écrits de Véronique Bergen. L’emploi du dictionnaire peut être nécessaire. Quelque fois, nous ne saisissons pas le message que l’auteure a voulu transmettre. Nous pouvons très vite nous perdre rendant l’écriture non fluide et nous obligeant à relire le ou les passages en questions sans parfois parvenir à en deviner le sens. Le roman peut paraître lent et fastidieux tout dépendra du lecteur ou de la lectrice, de son vécu et de son âge.

Les personnages :

Kaspar : l’apprentissage de la langue est un exercice douloureux pour cet être aux raisonnements différents des nôtres.

Stéphanie de Beauharnais : femme angoissée et malheureuse, elle vit continuellement dans la peur.

La comtesse de Hochberg : femme orgueilleuse, manipulatrice et cruelle, elle ne recule devant rien pour obtenir ces souhaits.

Le geôlier : il subit sa mission, vivant dans la peur d’être repéré.

L’assassin : tuer reste pour lui un acte anodin. Il est méthodique et atteint à la vie sans regret.

Le cheval : il revit en Kaspar et découvre le sens de la vie à travers cet étrange garçon.

Le narrateur : les découvertes des carnets de Stéphanie de Beauharnais l’enchante.

Points positifs des personnages :

Chaque personnage à un caractère parfaitement défini. Le lecteur peut reconnaître l’individu sans lire le titre du chapitre. L’auteure arrive avec brio à faire ressortir leur façon d’être sans difficulté.

Points négatifs des personnages :

Je ne note aucun point négatif concernant les personnages. Le lecteur appréciera ou non l’écriture.

Conclusion :

Un roman adressait à un public averti. Les lecteurs en quête de roman psychologique mêlant fiction et historique trouveront leur bonheur dans ce livre récompensé plusieurs fois.

Note :

Citation tirée du livre :

Un et un faisaient un pour la petite fille qui aimait faire pousser des astres dans le lit des rivières.

Sous quels formats puis-je le trouver ?

Vous pouvez le trouver uniquement en version brochée format poche.

Où puis-je me le procurer ?

Vous pouvez l’acheter sur Amazon, Fnac, Cultura et Decitre.

Bonne lecture !📚

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