Le Royaume d’Esiah de Mélanie Gaujon

Bonjour à toutes et à tous !🤗

On se retrouve pour parler du prix de l’imaginaire 2018 à Nouvelles Plumes. Premier roman écrit par Mélanie Gaujon, l’auteur nous propose sa propre vision de l’enfer.

Connaissant mon envie de lire les prix de l’imaginaire, une de mes proches m’a fait la surprise de m’offrir Le Royaume d’Esiah. Grâce à elle, j’ai pu le découvrir et je lui en remercie. Après avoir beaucoup aimé le prix de l’imaginaire 2017 et adoré celui de 2014, c’est avec curiosité que je me suis lancée sur le prix de l’imaginaire 2018. Que dire ? J’ai beaucoup aimé l’histoire pour son originalité, ses nombreuses énigmes et les différentes nuances d’amour.

Commençons par la couverture. Je la trouve vraiment en accord avec l’univers mis en place par l’auteure. Cette couverture est faite pour le livre, on l’impression d’être face à une photo d’Esiah. L’illustration semble, selon moi, vraiment adaptée.

Au niveau de la narration, nous sommes en point de vue omniscient. Nous suivons principalement les aventures du Prince Lucifel et parfois de ses proches.

Le thème ressortant le plus dans ce roman est la Fantasy. Si vous adorez ce genre, vous serez comblé.

Nous trouvons aussi, un aspect biblique : le Royaume d’Esiah représentant les enfers, le Royaume d’Odéon le paradis et le Royaume d’Eden, là où vit Elohim, le créateur de l’univers. Ainsi qu’une allusion à l’arbre de vie avec le Drôme.

Je conseille de lire le début du livre avec beaucoup d’attention car vous risquez de manquer parfois des petits détails très importants pour comprendre l’univers et l’histoire. Je l’ai moi-même lu alors que je n’étais pas vraiment disposée à me plonger dans la lecture et ce n’était pas une bonne idée.

Le soir même, en me remémorant où j’en étais restée, je me suis rendue compte qu’il y avait plusieurs choses que je ne comprenais pas, me sentant perdue. J’ai donc décidé de repartir depuis le début et pu ainsi apprécié pleinement l’histoire. J’ai eu un peu de mal à m’y plonger et à m’attacher aux personnages les cent quarante première pages, mais celles-ci passées, j’étais complètement dedans. Je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré ! J’ai beaucoup aimé les quelques clins d’oeils visibles dans l’histoire, notamment au niveau des prénoms des personnages. Tout d’abord, celui du prince s’appelant Lucifel et vivant dans le royaume des enfers. J’ai tout de suite pensé à un des noms donné au diable, Lucifer. Mais également, celui d’un de ses plus proches amis, se nommant Séraphin. Les séraphins sont des êtres provenant des anges et celui-ci possède un visage d’ange !😁 Je ne sais pas si c’est volontaire mais ça m’a beaucoup plu.

Résumé :

L’histoire s’ouvre sur Milo, neuf ans. Ce dernier quitte sa mère pour rejoindre ses leçons. Durant le trajet, des soldats de la garde royale font du porte-à-porte pour enlever les membres des familles des Arcantes ( passeurs d’âmes ayant la possibilité de se rendre dans le Monde des Mortels ) et les emmener sur la place publique pour les faire traverser une porte lumineuse. Durant une mission, certains Arcantes furent touchés par la maladie des mortels. Les Siahnnas, peuple d’Esiah, ne tombant jamais malade, la mission des soldats de la garde royale est claire : emmener les individus contaminés en isolement pour ne pas engendrer plus de malade et leur permettre une guérison. Milo essaye d’échapper aux gardes mais dans sa course effrénée il se fait rattraper, non pas par un garde mais par le Prince Lucifel encapuchonné de la tête aux pieds. Ce dernier découvre autour du cou du garçon, une étrange pierre rouge, l’attirant énormément. Loin de s’imaginer que cette pierre risquait de lui changer la vie, il décrète que l’enfant n’est pas malade et le confit à un de ses gardes. Leur chemin se croiseront à nouveau puisque les parents de Milo, dont le père est Arcante, n’ont pas survécu. Milo devint alors orphelin. le prince Lucifel décide de le faire devenir apprenti Arcante et le confit à Almandin, dirigeant de l’Astreia. Malheureusement, le royaume d’Esiah, divisé en plusieurs comtés, subit d’autres catastrophes. Les âmes déchues, permettant aux Siahnnas de se nourrir de leurs peurs, se regroupent tous sous la cité mère, Esiah, pour fuir les dévoreurs ( monstres mangeurs d’âme ) car quelqu’un semble les avoir libérés. Par conséquent, la prolifération d’âme à cet endroit perturbe l’équilibre des autres comtés. De plus, les âmes déchues sont de moins en moins nombreuses à rentrer dans le royaume d’Esiah mais plus nombreuses à rentrer dans le Royaume d’Odéon. Deux groupes se constituent alors : ceux voulant aller dans le Monde des Mortels et les enrôler pour leur faire commettre des pêchés et ceux voulant laisser le libre arbitre pour ne pas créer une guerre avec l’autre royaume et perturber l’équilibre. Le Prince Lucifel fait parti du deuxième groupe. Choisi par Elohim pour sauver son royaume mais aussi celui d’Odéon, il devra faire preuve de courage et mettre ses peurs de côtés. La guerre entre les opposants est proche. Les Siahnnas ne seront plus jamais les mêmes.

Mais la quête de Lucifel n’aura-t-elle pas une issue fatale ?

Seul le destin le lui dira…

Points positifs de l’histoire :

Comme j’ai pu le dire plus haut, j’ai beaucoup aimé l’originalité de l’histoire. Ce mélange de fantasy avec ce côté biblique donne un aspect un peu historique à l’histoire et les deux s’emboîtent très bien ! L’auteure a su sortir des sentiers battus. Les règles d’Esiah sont bien posées, tout à un sens. Bien que j’ai eu du mal un peu au début, j’ai été très vite surprise et ça m’a beaucoup plu ! J’aime être étonnée dès le départ. J’ai adoré le suspense et certains retournements de situations. Parfois je me suis dit « mais non, ce n’est pas possible… c’est étrange… ». L’action est également bien présent à différentes pages, ainsi qu’une pointe d’humour visible par-ci par-là. J’ai adoré l’amour, présent dans son sens large. J’ai aussi beaucoup aimé la vision faite par l’auteure de l’enfer mais aussi du paradis. Deux mondes très différents et pourtant si semblables. J’ai trouvé la fin très bien menée, elle permet d’attendre la suite sans être trop coupée dans l’élan.

Points négatifs de l’histoire :

Je n’en ai pas. Bien que certaines pages m’ont plus plu que d’autres, ce n’est, selon moi, pas un point négatif mais simplement un ressenti personnel.

Les personnages principaux :

Lucifel : prince du Royaume d’Esiah, il est d’une loyauté sans faille pour son peuple. Courageux, mais n’en restant pas moins un homme avec des peurs et des questionnements, il cache sa souffrance derrière son humour parfois sarcastique. Il subit son propre destin et les volontés d’Elohim. C’est un personnage attentionné envers ceux qu’il aime.

Almandin : un personnage aux caractères très identiques à Lucifel, cachant vraiment qui il est.

Milo : un petit garçon attachant, intrépide et malicieux. Malgré son jeune âge, le destin lui apporte beaucoup de souffrance. Il semble plus important qu’on le croit.

Adel : le père de Lucifel est tout aussi dévoué à son peuple que son fils. Un roi juste, attaché aux valeurs des Anciens et cherchant à préserver l’avenir de son peuple, du mieux qu’il le peut, quitte à prendre des décisions parfois incompréhensible pour certains. C’est aussi un père aimant, se rendant compte de certaines de ses erreurs. Adel représente le roi qu’un peuple aimerait avoir.

Pyrrhos : un personnage en proie à ses démons prêt à tout pour obtenir ce qu’il croit juste.

Mylès : personnage très mystérieux, il recèle de nombreux secrets.

Mehiel : une femme douce, mais aussi têtue et téméraire, comprenant parfaitement ce qui se passe autour d’elle même si on ne lui dit pas. Elle calme les ardeurs de Lucifel et lui apporte un nouvel espoir d’aimer à nouveau.

Mésilande : acariâtre mais loyale, elle est et restera toujours quelqu’un sur qui la famille royale peut compter.

Séraphin : garde du corps de la famille royale, il leur semble très loyal.

Points positifs des personnages :

Si au début, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, ce ne fut pas le cas après.

Je me répète mais j’ai adoré l’amour présent entre les différents personnages. On retrouve l’amour paternel, presque fraternel entre certains personnages, l’amour entre un homme et une femme, l’amour d’une famille et l’amour porté à un enfant. J’ai adoré la complicité entre Adel et son fils. J’ai également beaucoup apprécié l’amour entre Lucifel et Mehiel. Ce n’est pas précipité, ni juste une attirance physique, ils apprennent doucement à se connaître. Tout est en finesse. L’auteure a mis un jeu de séduction très discret et agréable à lire. La complicité également entre Milo, Lucifel et Mehiel est très touchante. Lucifel et Mehiel deviennent un peu les parents adoptifs de Milo. Leur trio s’imbrique parfaitement comme s’ils s’étaient toujours connus. Milo est vraiment un petit garçon attachant, bien que, selon moi, je lui donnerai plus cinq ou six ans que neuf. Il semble très important dans le sauvetage des royaumes mais le lecteur ne peut pas l’assurer pour l’instant. J’ai beaucoup aimé Mehiel, elle apporte une touche féminine, dans un univers où les hommes sont prédominants. Tous les personnages sont suspects, chacun cache des secrets. On ne peut se fier à personne et j’ai énormément aimé cette caractéristique. Les méchants ne semblent pas forcément ceux que l’on croit. Jusqu’à la fin, un des personnages restera une énigme, c’est intéressant de ne pas savoir tout de suite, cela donne, selon moi, envie de lire la suite ! Les différentes personnalités de Lucifel (ceux ayant lu le livre me comprendront) m’ont plu, créant une surprise dès le début du roman.

Points négatifs des personnages :

Même si je trouvais le caractère de Séraphin peu en accord avec sa fonction de garde du corps, je n’ai pas de point négatif.

Conclusion :

J’ai passé un bon moment dans Le Royaume d’Esiah et je continuerai l’aventure, je souhaite en savoir plus ! La fin laisse présager une suite recelant de mystères et, j’espère, de révélations ! Je le conseille vraiment pour toutes personnes férues de fantasy et souhaitant découvrir la vision de l’enfer par Mélanie Gaujon !

Note : 4/5

Citations tirées du livre :

– […] Vous devriez vous rappeler de nos origines, lorsque nous n’étions que de simples âmes mortelles, et peut-être qu’un jour, vous vous rendrez compte que les plus faibles sont parfois capables de réaliser des choses bien plus grandes que leurs dirigeants car ils ont appris à se battre pour obtenir la liberté. […]

– […] Un homme qui ne connait pas l’amour ne pourrait pas éprouver autant de haine car la haine est le fruit d’un amour incompris et brisé.

– […] Pensons à ceux qui ne sont plus ici, mais n’oublions pas ceux qui sont restés. Chaque événement, aussi tragique soit-il, a une fin. C’est en nous nourrissant de l’expérience apportée dans ces instants difficiles que nos choix seront plus réfléchis. Respectons la mémoire des êtres qui ont été emportés en assurant la paix et la survie de ceux qui sont restés parmi nous.

Sous quels formats puis-je le trouver ?

Vous pouvez le trouver en version eBook. Et en version brochée uniquement en grand format.

Où puis-je me le procurer ?

Vous pouvez l’acheter sur France Loisirs et Amazon. Il sera bientôt disponible sur la Fnac, Cultura et Decitre, le 28 mars 2019.

Alors bonne lecture et bonne découverte !📚

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